Katmandou
Kat-man-dou. Trois syllabes qui convoquent des images frémissantes de stupas immaculés, de statues de Bouddha dorées, de guirlandes colorées de drapeaux de prières et de hippies aux sourires éthérés… On imagine le cœur grouillant de la ville, avec ses cohortes de rickshaws, une foule nonchalante débordant de tous côtés, et des volutes d’encens mêlées de poussière et de pollution.
En avril 2015, dans l’horreur et la stupéfaction, Katmandou, le « temple de bois », le fantasme mystique, est frappé d’un tremblement de terre dévastateur. Les pertes et les dommages sont considérables. Mais téméraire et obstinée, l’ancienne capitale newar se redresse rapidement au milieu des gravats. Si Durbar Square, où se trouve le palais royal, porte encore les stigmates des secousses, le reste de la ville vibre de la même intensité qu’avant la catastrophe.
Alors, si les hippies ont depuis bien longtemps déserté Freak Street, poser le pied à Katmandou n’en reste pas moins une expérience qui convoque tous les sens. Qu’on la trouve enivrante, fascinante ou épuisante, la ville ne laisse personne indifférent. À Asan Tole, la place la plus frénétique de Katmandou, respirez le parfum des épices et soupesez les légumes charnus du marché. Au Kumari Bahal, tentez d’apercevoir la déesse vivante à une fenêtre. Promenez-vous dans les petites rues où se dissimulent temples secrets et cours privées où sèchent des guirlandes de piments. Enfin, pour profiter d’un panorama sur la ville, grimpez jusqu’au stupa Swayambhunath. Mais gare aux singes qui vous déroberont sans scrupule votre goûter !