Krabi
Si la baie de Phangnga et ses centaines de pitons calcaires baignant dans les eaux pures de la mer d’Adaman est considérée comme l’une des merveilles de l’Asie du Sud-Est, la baie de Krabi en est un prolongement plus intimiste. Située à l’embouchure du fleuve du même nom, la ville est l’une des entrées du parc national maritime de Ko Phi-Phi. Une vaste mangrove l’enserre peuplée d’une faune endémique remarquable.
Vers l’ouest, le littoral déchiqueté se partage entre reliefs escarpés, territoire des grimpeurs et plages alanguies de sable immaculé. Le week-end, les familles se rassemblent à Nopparat Thara, donnant à cette plage un air bon-enfant.
La baie d’Ao Nang bordée de falaises roides, au nord de Nopparat Thara, s’ouvre sur les plus belles îles du parc national, qui ne se comptent plus tant elles sont nombreuses. Elles se découvrent en bateau (longtails) ou en canoë dans les eaux troublées par les courants. Face à Krabi, les îles Ko Phi Phi toutes de pierres dressées et de forêts s’explorent hors des sentiers battus, ce qui permet de découvrir les baies et criques solitaires.
Le littoral fut durement touché par le tsunami en 2004 dévastant l’archipel de Ko Phi Phi. La région a recouvré depuis un visage curieusement plus aimable qu’avant la catastrophe. Le nettoyage des plages et l’effort porté sur la restauration des équipements a sensiblement amélioré l’état environnemental. Depuis la catastrophe, un système d’alerte des populations a été mis en place, assurant sinon la sécurité, du moins son évacuation anticipée.