Le plateau des Boloven
Idéalement situé à 1 200 mètres d’altitude, le plateau de Boloven est le grenier du Laos. Son sol volcanique fertile, l’abondance d’eau, l’étagement et la diversité des cultures permettent à cette région dynamique de prospérer grâce à l’agriculture.
Elle conditionne les paysages du plateau, tantôt couverts de parcelles d’hévéas, tantôt de caféiers introduits par les Français en 1920, d’arbres à thé, mais aussi de bois précieux (teck), de bananeraies et rizières, de cultures maraîchères.
Deux boucles permettent d’en découvrir les sites emblématiques et les nombreuses chutes d’eau. Située dans la réserve naturelle de Dong Hua Sao, la plus haute chute du pays parcourt une gorge étroite et jaillit au-dessus de la jungle dense de Dong Hua Sao.
Il ne reste rien de l’ancienne Paksong, détruite par les bombardements lors de la guerre du Vietnam mais la ville est toujours le pôle commercial et touristique du plateau des Boloven. Son marché est approvisionné par les multiples ethnies hmongs-khmères qui cohabitent dans la région.
Celles qui ont résisté à l’exil malgré la menace des bombardements dans les années 1970, demeurent attachées à leur mode de vie traditionnel. La plupart des sous-groupes de montagnards présents sur le plateau perpétuent leur culture animiste et cherchent à entretenir des rapports harmonieux avec les esprits de la montagne, de la terre, des arbres ou toute autre manifestation naturelle.
La belle maison des esprits du village alak de Pong Neua est un remarquable exemple du soin et de l’attention apportés à ces phili. Khiang Tad Soung à proximité des chutes de Tad Lo, est un autre de ces villages exemplaires.