Kamakura
Entre 1192 et 1333, le clan de Kamakura règne sur le Japon et en fait la cité phare du pays. Naturellement, elle s’affirme aussi comme un centre religieux : soixante-cinq temples bouddhistes et dix-neuf sanctuaires shinto s’élèvent dans la baie de Sagami-wan. Autrefois entourés de collines boisées, ils sont aujourd’hui cernés par les habitations de cette banlieue chic de Tokyo.
Du nord au sud (au départ de Kita-Kamakura) :
• Engaku-ji élevé en mémoire des victimes des guerres mongoles se distingue par sa cloche monumentale (1301) et ses jardins.
• Kencho-ji cerné par les ramures des cèdres, est aujourd’hui le quartier général de la secte Rinzai initiée par le moine Nichiren (1222-1282). Son jardin remarquable de pureté a été conçu par le maître Muso Soseki, initiateur de l’âge d’or du zen.
• Tsurugaoka Hachiman-gu porte les marques de l’histoire mouvementée des seigneurs rivaux Minamoto et Taira. La légende rapporte des épisodes sanglants et pittoresques dont le temple fut le théâtre.
• Daibutsu (1252) semble dominer la terre et les hommes toujours nombreux à l’admirer. Le Bouddha de la Lumière infinie est assis dans la position du lotus. La sérénité de son visage se révèle si l’on se tient à une distance de quatre ou cinq mètres.
• Hase-dera recèle une autre statue monumentale, celle de la déesse Kannon, bodhisattva de la compassion veillant sur des milliers de statuettes jiso, représentations des enfants décédés.
• Le couvent de Toke-ji ou « temple du divorce » accueillait au XVIe siècle les femmes battues qui obtenaient le divorce après trois années de réclusion.
Évitez si possible les week-ends et jours fériés, le Komachi-dori (quartier commerçant) et les temples étant très fréquentés.