Conseils pour se fondre dans le décor
1. Faites tout en version VIP
Fast-track, Gold-pass, VIP access, tout se décline en format de luxe. Dès l’aéroport, vous pouvez opter pour un passage prioritaire des douanes avec divers degrés de services en agrément. Ça continue avec le taxi où l’on peut choisir des modèles de voiture de luxe pour se déplacer comme un émir. Même dans le métro, il existe une première classe. Les bars les plus selects se monnaient avec des prix d’accès ou des minimums de consommation particulièrement élevés. Plus atypique, on trouve des cinémas VIP avec sièges en cuir inclinables, oreiller et plaid, et un service de majordome. Avec ça la star hollywoodienne, c’est vous !
2. Pratiquez les sports les plus improbables
Dubaï s’est vite fait connaître pour ses frasques architecturales et conceptuelles dont Ski Dubaï, qui permet de skier sur de la neige, dans un centre commercial, même quand dehors il fait 40°. Vous pouvez également skier à l’air libre et chaud, en faisant du ski ou du surf des sables sur les dunes. On peut s’initier à l’art délicat de la fauconnerie, suivre les courses de dromadaires ou de chevaux, les Émirats abritant les haras parmi les plus prestigieux du monde. À Abu Dhabi, les chevaux sont remplacés par les vrombissements des F1 sur le mythique circuit de Yas.
3. Évitez les câlins
Bien que traditionnels, les Émirats offrent un espace de tolérance assez inédit dans la péninsule arabique. Il faut dire que les expatriés représentent 89 % de la population. Pas besoin donc de se déguiser en djellaba pour vous fondre dans le décor, bien au contraire, c’est la mode internationale qui prime. Il n’y a pas de contraintes vestimentaires pour les hommes comme pour les femmes. Exception faite bien sûr pour la visite de lieux religieux. On limitera cependant les gestes d’affection dans les espaces publics : s’enlacer, s’embrasser ou juste se tenir par la main est extrêmement mal perçu.
4. Pariez sur le bon dromadaire
En 2020, l'Unesco inscrit la course de dromadaires sur sa liste du patrimoine culturel immatériel, preuve s'il en est de l'importance de cette pratique dans la société bédouine. Comme les Européens se passionnent pour les courses hippiques, les Émiratis se passionnent pour les courses de dromadaires. La victoire d'un dromadaire peut rapporter des milliers d'euros à son propriétaire, des sommes qui suscitent la convoitise et charrient leur lot d'excès : clonage des bêtes, enfants jockeys (heureusement remplacés par des robots)… La course de dromadaires reste toutefois un événement festif et familial. Organisées d’octobre à mars, les courses se tiennent un peu partout aux Émirats mais le « camelodrome » le plus populaire est le Al Marmoun de Dubaï. Les pistes concentriques ont une longueur adaptée à l'âge des bêtes. Quand s'élancent les participants, identifiables par le tapis coloré qui recouvrent leur dos, les clameurs de la foule se mêlent aux vrombissements des véhicules des entraîneurs, qui peuvent ainsi suivre leur dromadaire de plus près.
5. Tracez votre voie
L’immense artère Sheikh Zayed Road, prolongement de l’autoroute E11 qui traverse les Émirats arabes unis, structure le centre-ville de Dubaï. De part et d’autre de ses multiples voies, les quartiers s’égrènent. Aussi parle-t-on pour se repérer des échangeurs et non des lieux. Au niveau de l’échangeur n° 1, se trouve le World Trade Center, le plus ancien gratte-ciel (1979) de l’émirat, puis un alignement de grands hôtels aux architectures audacieuses, et enfin Burj Dubaï. C’est en quittant Sheikh Zayed Road à l’échangeur n° 4 que l’on rejoint la piste de ski artificielle, à l’échangeur n° 5 la marina.