CO2 100% absorbé

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En tant qu’acteur du tourisme, nous nous devons de préserver notre planète. Depuis 2018, nous allons encore plus loin dans notre lutte contre le réchauffement climatique en absorbant l’intégralité des émissions de CO2 de vos voyages grâce à des programmes de reforestation.

Édito

Le voyage, comme d’autres activités, produit des gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement climatique. Pour rester dans des limites acceptables selon le GIEC (entre + 1,5° et + 2°), il faudra diviser par 2 nos émissions d’ici 2030 et atteindre le zéro carbone avant 2050. Dès lors une question vient immédiatement à l’esprit : faut-il continuer à voyager sachant que le voyage représente 8 % des émissions de gaz à effet de serre (1) mais aussi 10 % du PIB et 11 % de l'emploi mondial ? Certains le préconisent. Nous pensons toutefois qu’arrêter de voyager aurait des conséquences dramatiques, tant sur le plan économique et social que sur le plan politique et relationnel, avec les autres pays du monde. Mais alors que faire ? Nous avons la conviction qu’il est possible de continuer à voyager dès lors que nous nous engageons dans une voie de réduction de nos émissions et que, de manière complémentaire, les émissions qui n’auraient pu être réduites soient absorbées au maximum de nos possibilités, via des puits de carbone ou émissions négatives, en attendant que des alternatives technologiques décarbonées apparaissent.
Alain Capestan
Alain Capestan
Président de Comptoir des Voyages

Réduire nos émissions

Il s’agit, d’une part, de réduire les émissions de l’entreprise Comptoir des Voyages et, d’autre part, celles induites par notre activité lors des déplacements de nos clients.

Bilan 2019

Graphique - bilan carbone 2019 de Comptoir des Voyages
Activité économique Comptoir
  • Fonctionnement de Comptoir (consommation électrique, locaux, services consommés)
  • Déplacements domicile - travail des salariés
Déplacements pro Comptoir
  • Voyages de formations
  • Déplacements entre les agences Paris - région
Voyages clients

En 2019, Comptoir a émis directement 1 370 tonnes équivalent CO2, soit 8,8 tonnes par salarié ETP et indirectement 46 268 tonnes équivalent CO2 dans le cadre des voyages effectués par nos clients.

Calculé selon la méthode de l’ADEME qui intégre les trainées de condensation

Réduire les émissions de Comptoir des Voyages

Elles font l’objet d’un bilan carbone biannuel et de mesures de suivi destinées à réaliser des économies et à les mesurer dans le temps. Ces émissions directes représentent fort peu de choses en comparaison des émissions indirectes induites par les voyages de nos clients. Nous nous employons toutefois à les réduire au maximum de nos possibilités. Il est précisé que les années 2020 et 2021 n’ont pas fait l’objet de bilan spécifique en raison de la pandémie de Covid 19 qui a complètement bouleversé les temps, les habitudes de travail et surtout le nombre des voyages effectués par nos clients pour la partie des émissions induites indirectement.

Réduire les émissions produites lors des voyages de nos clients

Si le voyage représente 8 % des émissions mondiales, il comprend une part importante de voyages d’affaire. La part du tourisme pur représente environ 5 à 6 % des émissions totales. Ces émissions intègrent le transport aérien, terrestre, les activités de visite, l’alimentation et l’hébergement. La réduction des émissions d’un voyageur est possible sur de multiples sujets dès lors qu’il adopte de bonnes pratiques lors de ses voyages.

Le transport et les visites

Lorsque cela est possible, il faut privilégier le train à l’avion.

Même dans les pays ou l’électricité n’est pas décarbonée, le train émet moins de CO2 au kilomètre parcouru par passager que l’avion. C’est particulièrement vrai dans les pays où les trains sont alimentés par une électricité dont la part d’énergie renouvelable ou non carbonée est forte, mais cela reste vrai, même si la mesure est moindre, dans les pays où cette part est faible.

Il est préférable d’effectuer un vol direct plutôt qu’un vol avec correspondance.

Outre le fait que la distance est plus longue pour un vol par correspondance, les phases d’atterrissage et de décollage, très consommatrices, sont doublées. Lorsque le choix est possible, il vaut mieux aussi privilégier les compagnies dont les flottes sont récentes, car elles utilisent des bio-carburants et bientôt des carburants de synthèse (produits qui combinent de l’hydrogène vert avec du CO2 absorbé dans l’air) et elles investissent dans la réduction de leurs émissions et l’absorption. Nos conseillers sauront vous guider.

Pour les transports terrestres, mieux vaut des véhicules électriques.

Quand cela est possible, et en particulier dans les pays ayant développé un important réseau de bornes de recharge, ou hybrides à défaut. Même remarque que pour le train, plus l’électricité du pays concerné sera décarbonée, plus la réduction sera importante.

Bien choisir son mode de transport, lors des visites.

En ville ou pour les visites des sites, lors des expériences ou activités pratiquées, préférez l’usage du vélo, à assistance électrique ou non, la marche à pied, l’utilisation des transports en commun locaux. Ils sont à la fois bas en émission carbone, voire neutres pour certains et constituent d’excellents moyens de visite pratique, agiles et permettent une expérience ludique, immersive qui facilite les rencontres.


Nos conseillers sont à votre disposition pour guider vos choix vers les modes de transport réduisant vos émissions.

La nourriture

Manger local

C’est une évidence pour un voyageur souhaitant s’immerger dans le pays visité, mais il n’est jamais inutile de rappeler qu’il faut manger des produits locaux, à circuit court. On voit encore trop souvent la sacro-sainte tranche de saumon fumé au buffet des hôtels en Asie ou des bateaux en Égypte. C’est à la fois meilleur pour la planète de ne pas avoir à transporter de la nourriture sur des milliers de kilomètres, c’est aussi meilleur pour l’économie locale, et c’est surtout bien plus savoureux pour le voyageur. L’essentiel des émissions de CO2 liées à la nourriture consommée en voyage provient du transport de cette nourriture et des boissons non produites localement et parfois en conteneurs réfrigérés de surcroit. La street food ou les petits restaurants dans lesquels déjeunent les locaux sont autant de trouvailles gustatives utilisant la nourriture locale. N’hésitez pas à interroger nos conseillers à ce sujet, ils ont goûté à tout !

Et boire dans une gourde

L’utilisation de plastique à usage unique (bouteilles, pailles, couverts, etc…) est à éviter au maximum, beaucoup de pays ne disposant pas de système de recyclage. L’utilisation d’une gourde à remplir d’eau pure provenant de fontaines à eau est préférable.

L’hébergement

• Chaque fois que cela est possible, on privilégiera plutôt des hébergements bas carbone de taille modeste, moins gourmands en énergie, ou chez l’habitant. Des auberges, lodges, pensions de famille, petits hôtels de charme…

• Un usage modéré de la climatisation (coupure systématique dès lors que l’on quitte la chambre) et le non-remplacement quotidien des serviettes, limitera très sensiblement la consommation énergétique liée à l’hébergement en la rapprochant de celle que le voyageur aurait eu s’il était resté chez lui.

Absorber ce qui n’a pu être réduit

Malgré tous nos efforts, il est possible que nous ne parvenions pas à réduire suffisamment nos émissions de CO2, conformément aux prescriptions du GIEC. Pourquoi ? La capacité de réduction des émissions d’une activité donnée dépend de 2 choses : la technologie et la capacité d’agir sur le sujet.

La technologie

Il est tout à fait possible de réduire les émissions de nombreuses activités car les technologies existent à l’heure actuelle, mais ce n’est malheureusement pas le cas de toutes les activités. Le transport aérien fait partie des activités pour lesquelles la technologie actuelle ne permet pas de réduire immédiatement les émissions dans des proportions aussi importantes que nécessaire et dans un délai aussi rapide. Il est vrai toutefois que des technologies apparaissent (carburants de synthèse, bio-carburants, moteurs à hydrogène, etc…) et qu’elles devraient permettre de réduire très sensiblement les émissions à l’horizon 2030 – 2050.

La capacité d’agir sur le sujet

Un agent de voyage est tributaire des moyens de transport que les constructeurs aériens produisent, de l’organisation et des investissements réalisés par les compagnies aériennes pour réduire leurs émissions (renouvellement de flottes, utilisation de carburants alternatifs, etc…) et des émissions dues au fonctionnement des aéroports (émissions lors des transports des bagages et des passagers vers les avions, locaux aéroportuaires, etc…). On comprend aisément que l’agent de voyage que nous sommes n’est pas en capacité d’agir sur ces différents sujets autrement que par le conseil qu’il fournit à ses clients.

Faut-il pour autant s’en laver les mains ? Nous pensons que cela serait une erreur, c’est la raison pour laquelle, nous avons décidé il y a plusieurs années d’absorber les émissions résiduelles qui n’auront pu être réduites en finançant la création de puits de carbone. Ainsi, depuis le 1er janvier 2018, Comptoir des voyages absorbe 100% des émissions CO2 des vols de ses clients et de ses collaborateurs ainsi que toutes les émissions résiduelles de l’activité de l’entreprise(2) grâce au financement de programmes de reforestation(3).

Absorber c’est quoi ?

L’absorption de CO2 ou émissions négatives est un mécanisme qui permet de réduire la quantité de CO2 présente dans l’atmosphère. De la même manière que l’on distingue les émissions CO2 anthropiques (dues à l’action de l’homme) des émissions non-anthropiques, on distingue l’absorption anthropique de l’absorption non-anthropique (non due à l’action de l’homme, donc naturelle, comment celle des océans par exemple).

L’absorption anthropique peut être réalisée soit par captation de CO2 dans l’atmosphère et réinjection dans le sol (stockage géologique), soit par une action sur la biomasse (travail sur les sols agricoles, reforestation, etc…). Il convient de noter que l’absorption de CO2 par des programmes de reforestation comporte un décalage temporel par rapport à l’émission de CO2 d’un voyage, la quantité de CO2 absorbée étant calculée sur une durée correspondant à la période de croissance des sujets plantés, affectée d’un coefficient de perte. L’ensemble de nos programmes de reforestation et les quantités absorbées sont certifiés par des organismes internationaux compétents(4).

Absorber utilement

La capacité de réaliser de l’absorption anthropique est limitée et coûteuse. Les stockages géologiques sont chers et la capacité de reforestation et de travail des sols agricoles est limitée. C’est pourquoi il est important de n’utiliser l’absorption que pour des activités présentant 2 caractéristiques :

  • Activité à forte utilité socio-économique,
  • Activité ne possédant pas de technologie permettant une transition énergétique immédiate ou rapide.

Les autres activités peuvent soit être réduites (pas ou peu d’utilité socio-économique), soit utiliser de nouvelles technologies existantes pour opérer leur transition énergétique vers une énergie décarbonée.
Le transport aérien se trouve dans le cas que nous visons. Ce secteur a une forte utilité socio-économique et ne possède pas encore de technologie permettant d’opérer sa transition énergétique, même si de nouvelles technologies comme les avions à hydrogène, les carburants de synthèse et les bio-carburants, fondent de grands espoirs pour les 15 ans qui viennent.

Absorber correctement

Le principe de l’absorption consiste à financer des puits de carbone (programmes de reforestation) en s’assurant de 2 points clefs :

  • L’additionnalité : c’est le principe selon lequel, sans l’action délibérée de l’acteur, le projet n’aurait pas vu le jour.
  • La durabilité : les programmes doivent s’inscrire dans une durée de temps importante compatible avec la durée de vie du CO2 émis (une centaine d’années). C’est pourquoi les programmes doivent être certifiés par des organismes compétents et indépendants, suivis et vérifiés dans le temps et prendre en compte un taux de chute probable assez important.

Absorber 100 % des émissions CO2 ?

Nous ne sommes pas des scientifiques. Nous calculons sur la base des préconisations des experts de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Énergie) la quantité estimée de CO2 émise chaque année par l’activité directe de l’entreprise et les émissions indirectes induites par les voyages de nos clients. En outre, les certifications de nos programmes par les plus grands organismes internationaux garantissent le sérieux et la prise en compte prudente de facteurs de risque et d’aléas en quantité suffisante pour que les quantités de CO2 absorbées par chacun des programmes que nous finançons soient réalistes et non exagérées.

Absorber, compenser c’est pareil puisque cela donne les mêmes crédits carbone ?

Il existe deux démarches pour la compensation carbone :

Une démarche obligatoire, concernant certains secteurs d’activité : elle résulte du protocole de Kyoto et a entrainé la mise en place de marchés règlementés permettant des transactions (vente et achat de crédits carbone) entre opérateurs. Concrètement des entreprises ayant réalisé une baisse d’émission supérieure à ce qui était requis peuvent vendre des crédits carbone à d’autres entreprises qui n’ont pas été en mesure de réaliser suffisamment de réduction de leurs émissions et qui se mettent en conformité en les achetant. Pratique parfois qualifié d’achat de droits à polluer.

Une démarche volontaire : elle concerne des entreprises qui décident de leur seule initiative d’absorber tout ou partie de leurs émissions de CO2. C’est dans cette seconde catégorie que Comptoir des Voyages s’inscrit.

Dans les deux cas, les résultats obtenus se mesurent en crédits carbone exprimés en tonnes équivalent CO2, toutefois leurs prix de revient et leur matérialisation ne résulte pas du tout des mêmes mécanismes. Dans le premier cas, la valeur de crédits carbone dépend des conditions de marché et donc des mécanismes d’offre et de demande, alors que dans le second cas, leur prix de revient dépend de chaque projet qui les a fait naître.

Les crédits carbone volontaires sont délivrés pour différentes actions :

  • En contrepartie de réduction d’émission futures,
  • En contrepartie d’évitement de déforestation,
  • En contrepartie d’absorption.

Chaque projet a ses propres coûts et chaque programme vise des buts différents même s’ils sont complémentaires. Les programmes de réduction et d’évitement réduisent les quantités émises dans le futur. L’absorption capte du CO2 dans l’atmosphère. Le but que nous poursuivons est d’absorber ce que notre activité contribue à émettre de manière résiduelle. C’est vers ces derniers projets dits d’absorption que nous nous sommes orientés.

Ces 3 sujets sont vertueux mais ils ne répondent pas à la même problématique. En outre les programmes d’évitement ne peuvent généralement pas démontrer leur additionnalité. On ne peut jamais être certain qu’une forêt aurait été coupée si on n’avait pas agi. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas protéger les forêts bien entendu !

(1) Selon une étude de chercheurs de l’université de Sydney (The Carbone footprint of global Tourism) parue Nature Climate Change le 7 mai 2018.
(2) Calculs effectués avec les Préconisations et les normes de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie).
(3) Certains nous reprochent cette démarche en invoquant le fait que l’absorption induirait un comportement conduisant à ne pas réduire les émissions (puisqu’elles seraient absorbées). Nous comprenons l’argument, mais notre capacité de réduction étant mécaniquement et concrètement très faible, elle ne serait de toute façon pas accrue par le fait de cesser d’absorber les émissions des voyages de nos clients. Par contre l’absorption que nous réalisons, même si elle était jugée imparfaite malgré les Certifications de nos projets par les meilleurs organismes internationaux, constitue bel et bien une réduction indiscutable de notre empreinte carbone.
(4) Nos programmes sont certifiés par Verra ou Gold Standard.